Campagne : notre rendez-vous avec le conseiller Culture d’Emmanuel Macron

, par La Fédé

La Fédé a rencontré Marc-Antoine Schwartz, l’un des artisans du programme Culture d’Emmanuel Macron par ailleurs médiateur du livre au ministère de la Culture, après un parcours professionnel notamment dans l’audiovisuel et les relations avec le numérique.

Nous (Lucile Rimbert, présidente, Nathalie Milan, présidente de la Fédé Ile-de-France et Valérie de Saint-Do, chargée de mission) avons été reçues par Marc Schwartz, repéré comme le "monsieur culture" d’Emmanuel Macron.

Jeudi 6 avril et avons présenté la Fédération et ses différents chantiers en matière de politiques culturelles développés dans le Manifeste, que notre interlocuteur avait reçu et lu.

Nous avons eu une écoute attentive et plusieurs questions sur la question du 1% Travaux publics et de sa faisabilité : quel fonctionnement pour un fonds de dotation éventuel ? Comment faire pour que ce 1% n’apparaisse pas comme une taxe ? Qui abonde ce fonds ?

Sur les questions des libertés de création et de circulation dans l’espace public, notre interlocuteur entend le caractère contreproductif de mesures susceptibles de fabriquer des risques (barrières et blocages) mais se retranche derrière la demande de sécurité généralisée et la mise en accusation des pouvoirs publics quand des attentats tels que celui de Nice se produisent.

De manière générale, en tant que porte parole du candidat Emmanuel Macron, Marc Schwartz se trouve en phase avec des éléments de langage tels que « l’ émancipation » ou « l’éducation au sensible », abonde sur notre critique de la « démocratisation » classique. Il nous rappelle les grandes lignes de ce programme : priorité à l’éducation artistique et culturelle, contractualisation avec les collectivités territoriales, importance donnée au développement du numérique européen pour contrer la domination des GAFA. Sur le 1% travaux publics, il affirme que le programme prévoit une réflexion importante autour de la ville : « L’architecture doit trouver toute sa place dans une politique plus humaine de construction des centre villes. » sans être en mesure de s’engager plus avant sur le dispositif. Enfin, sur la question des moyens, il nous rappelle un axe fondamental du programme d’Emmanuel Macron la diminution de l’endettement et donc un reflux des dépenses publiques. « L’État ne travaille plus bien, donc il faut que l’on vérifie les résultats de ce que l’on finance ». Ce qui laisse entendre que si le programme prévoit de sanctuariser le budget de la Culture à son niveau actuel, il ne faut pas compter en revanche sur des moyens en expansion.